Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville
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LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

Renouveau Charismatique

Près de 25.000 personnes ont effectué le pèlerinage à la tombe du Cardinal Émile Biayenda

Le dimanche 28 mai 2006, une semaine avant la clôture du Séminaire des sept Semaines, le Renouveau Charismatique de l’Archidiocèse de Brazzaville a organisé un pèlerinage à la tombe du vénéré pasteur le Cardinal Émile Biayenda.

Après le pèlerinage du 6 mai, effectué au Mont Cardinal Émile Biayenda, à Djiri, lieu où le Cardinal a subi le martyre, il revenait une fois de plus pour ces milliers de pèlerins de venir s’incliner sur le lieu où repose le Cardinal Émile Biayenda, dans la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville.

Après l’exposition du Saint Sacrement devant le peuple de Dieu, à la Place Mariale, par l’Abbé Fred Olichet Biyela, suivie d’un moment de silence consacré à la méditation personnelle, c’est la procession à la tombe qui devait suivre. 4h35 minutes, a été le temps qui a permis à près de vingt cinq mille pèlerins (jeunes, adultes et enfants) de passer s’incliner à tour de rôle et en procession, devant la tombe de l’illustre disparu.

Au cours de cette journée, les pèlerins ont participé à la Sainte Messe qu’a présidée le Père Richard Mouanda Le Savant, qui, dans son mot introductif, a dit : « C’est un jour pour repenser la mémoire de notre vénéré pasteur, le Cardinal Émile Biayenda, qui a sacrifié sa vie pour la paix dans le pays. Les textes de ce jour que nous propose notre mère l’Église nous parlent de l’unité des chrétiens ».

La prédication de la journée a été assurée par le Père Alain qui, donnant le sens des textes que propose l’Église, en ce 7e dimanche de Pâques, s’est articulé sur trois aspects :

La première lecture, c’est le choix d’un autre disciple qui devait remplacer Judas. Le choix devait se faire entre Justus et Mathias, ceci pour pérenniser la Parole de Dieu ;

Le deuxième texte, a dit l’orateur, nous parle de l’amour. L’Évangile nous invite à l’amour, à la fidélité, à la vérité qu’avait Jésus envers son Père et ses disciples. Le Père Alain a poursuivi son intervention en attirant l’attention des séminaristes, qui ont suivi l’exercice des sept semaines, sur le fait s’ils ne doivent baisser les bras à la fin de celui-ci, car, poursuit-il, « nous constatons souvent, après le Séminaire des sept semaines, certains frères ayant reçu du St Esprit une petite lumière, vont créer à la cité, dans nos quartiers des « bizingas » (des sectes) ».

L’enseignement des sept semaines a été donné par le Frère Alain Péa-Elé. Celui-ci, a relevé, qu’il n’est pas normal qu’un chrétien vienne à la messe, les mains vides. Il faut toujours avoir de quoi prendre notes. Parlant de l’Eucharistie, le chrétien n’a pas le droit de s’approcher de la table sainte, alors qu’il se reconnaît pécheur. Lorsque nous communions indignement, nous laissons échapper toutes les grâces que le Seigneur nous propose.

Avant de terminer, il a demandé aux séminaristes de bannir tout esprit de haine, de vengeance, d’adultère, le phénomène des bureaux, ou de « bipage » pour les jeunes filles ; qui nous coupent de Dieu.

Nous ne pouvons terminer ce papier sans, pour autant, dire aux membres du noyau diocésain des EPV, de toujours avoir le souci de ceux qui habitent au-delà de Makabadilou et de Nganga-Lingolo. Car, le constat fait, tous les grands rassemblements se terminent toujours très tard.

G.Y.D.

 


 
 
 
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