Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville
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LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

Archidiocèse de Brazzaville : Sortie officielle de la Confrérie Cardinal Émile Biayenda

La Confrérie devra s’implanter dans tout le Congo

La Confrérie Cardinal Émile Biayenda, de l’Archidiocèse de Brazzaville, a fait sa sortie officielle, en la Cathédrale Sacré-Cœur, où repose celui qu’ils ont choisi comme modèle de foi le vénéré pasteur, le Cardinal Émile Biayenda. Ils étaient des centaines de personnes à occuper l’église Cathédrale, le samedi 20 mai 2006, à 10hoo.

La messe de ce 20 mai 2006 était présidée par l’Aumônier national, l’Abbé Dieudonné Nathanaël SAMBA, en lieu et place de l’Archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou, empêché.

La cérémonie marquant la sortie officielle de la Confrérie Cardinal Émile Biayenda et le port de foulard de tous les membres a connu la présence d’une dizaine de prêtres, des membres de la famille du Cardinal Émile Biayenda.

Tous de blanc vêtus, il fallait être présent pour voir comment cette église a vibré, et qui s’était avérée trop exiguë à contenir tous les participants.

Trois temps forts ont marqué la cérémonie : l’homélie de l’aumônier diocésain, la prestation de serment par le bureau diocésain et le port de foulard par toute la confrérie, le dépôt des gerbes de fleurs et le mot du président diocésain.

Premier temps fort : l’homélie de l’aumônier diocésain, l’abbé Marcel Miayoukou.

Dans sa prédication, l’abbé Marcel a dit, que ce 20 mai est un jour de fête pour les associés de la Confrérie Cardinal Émile Biayenda. Mais cette joie est aussi celle de tous ceux et de toutes celles qui sont venus à cette célébration.

Saint Paul ne nous recommande-t-il pas d’être joyeux avec ceux qui sont joyeux, et de pleurer avec ceux qui pleurent. C’est sûr, pour vous, membres de la Confrérie Cardinal Émile Biayenda, ce jour sera marqué en lettres d’or dans les annales de votre groupement. Il n’y a jour plus solennel, pour un groupement religieux, que celui où il se présente publiquement, à la Communauté, pour se faire connaître, d’une manière officielle. Bien entendu, vous êtes reconnus dans les paroisses d’où vous êtes implantés, mais aujourd’hui, à cette occasion, votre reconnaissance, par ceux que vous avez appelés à se joindre à votre fête, revêt un cachet particulier.

Si Mgr l’Archevêque n’avait pas été sollicité à cette date, par les Sœurs Missionnaires de la Charité, pour une cérémonie de vœux, c’est lui qui devrait présider cette Eucharistie-Promesse. C’est dire qu’aujourd’hui, avec tous ceux qui sont ici, c’est l’Église diocésaine, dans son ensemble, qui vous reconnaît.

Pour élucider ce qu’il venait de dire, l’abbé Marcel a ajouté : il me vient à l’esprit une pratique dans nos coutumes, qui tend à disparaître : la sortie en public d’un bébé, quand il a accompli trois mois (pour les jumeaux, c’était six mois), on organisait une cérémonie de sortie officielle de l’enfant à laquelle étaient conviés les parents, les amis et connaissances des époux et les habitants du village. Et c’était vraiment la fête. Qu’il en soit de même pour vous, membres de la Confrérie et tous vos invités.

Après un commentaire sur les textes de la parole de Dieu choisis pour la circonstance, l’abbé Marcel Miayoukou a terminé son exhortation en formulant deux souhaits à l’endroit des membres de la Confrérie tirés de la première lecture, dans les Actes des Apôtres au chapitre 16.

Le premier souhait se trouve dans le 5e verset : « Les Églises s’affermissaient dans la foi, et le nombre de leurs fidèles augmentait chaque jour ». Qu’il en soit de même, pour vous, Confrérie cardinal Émile Biayenda, qu’à compter de ce jour, le nombre des adhérents aille grandissant. Mais encore que la Confrérie s’implante dans les autres paroisses du diocèse où elle n’existe pas encore.

Quant au deuxième souhait, il l’a tiré du verset 9 : « Or, pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien était là, debout, qui lui adressait cette prière : Traverse la mer pour venir, en Macédoine à notre secours ». Il me tarde, en effet, de voir dans les jours à venir, la Confrérie Cardinal Émile Biayenda, traverser les limites de l’Archidiocèse de Brazzaville pour s’implanter dans les autres diocèses du Congo, à l’instar de tous les autres mouvements d’apostolat. Étant entendu que le Cardinal Émile Biayenda n’était l’homme ni d’une région, ni d’un diocèse, mais de toutes les régions et de tous les diocèses du Congo, notre pays, pour cela nous devons implanter la confrérie partout, a-t-il conclu.

Après cette prédication, on est passé au port de foulards. Avant cela, le bureau diocésain devait prêter le serment de fidélité devant Dieu, l’Église et la communauté chrétienne.

Le troisième temps fort a commencé par le dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de celui qu’ils ont choisi comme modèle de foi : le bon Cardinal Émile Biayenda et sur la tombe de son prédécesseur Mgr Théophile Mbemba, ensuite sur la tombe de Mgr Barthélemy Batantu, en signe de reconnaissance à celui qui leur avait donné l’autorisation de former un groupe d’apostolat.

Enfin, au nom du bureau diocésain de la confrérie, M. Jean Louis Bassinga, président diocésain de ladite Confrérie très ému par la réussite de cette cérémonie, a, dans son mot de remerciements circonscrit l’événement, avant de faire la genèse de leur structure qui a abouti à la création d’une Confrérie.

Signalons que la cérémonie a été ponctuée par un apéritif offert aux invités.

Grégoire YENGO DIATSANA

 


 
 
 
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