Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville
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LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

LE CARDINAL ÉMILE BIAYENDA, UN HOMME PACIFIÉ PAR DIEU

42ème anniversaire de la mort du Cardinal Émile Biayenda.

L’église catholique qui est au Congo s’est souvenue à travers des célébrations eucharistiques organisées pour la circonstance dans toutes les paroisses de son pasteur le Cardinal Émile Biayenda, assassiné le 22 mars 1977, soit 4 jours après celle du président de la République, le commandant Marien Ngouabi. À Brazzaville, plus précisément en la Cathédrale Sacré-Cœur, Mgr Anatole Milandou a personnellement présidé la messe en présence d’une foule qui a pris d’assaut l’église. Deux temps fort ont marqué cette célébration eucharistique, l’exhortation de l’Archevêque et le dépôt des gerbes de fleurs.

Premier temps fort : La prédication de Mgr l’Archevêque. Dans son exhortation au peuple de Dieu rassemblé dans l’église Cathédrale, Mgr Anatole Milandou, a demandé aux prêtres, religieux, religieuses et laïcs ainsi qu’à tous les hommes de bonne volonté de prendre comme modèle de vie, celui du Cardinal Émile Biayenda. « C’était un homme simple et très humble, qu’aucun honneur, aucune dignité, ne l’avaient transformé ; un homme de cœur, dont l’accueil, le sourire, le geste, l’attention, le mot personnel étaient d’une limpidité originelle et conquérante. Le cardinal Émile Biayenda était un homme de Dieu, pacifié par Dieu, d’une douceur et d’une charité inépuisables. Sa vie durant comme prêtre, évêque et même cardinal, il ne parlait que paix, réconciliation. Il invitait souvent nos familles en général et les foyers en particulier au dialogue mutuel. Son âme de pasteur, ses qualités d’intelligence, d’esprit et de cœur, son sens d’écoute et la vitalité originale de son église, lui ont mérité la dignité de Cardinal », a rappelé Mgr Anatole Milandou.

En scrutant la vie et l’engagement du Cardinal BIAYENDA, nous pouvons aisément reconnaître « qu’il a été ce Pasteur selon le cœur et la volonté de Dieu. Des témoignages, allant dans ce sens, sont nombreux. Sa vie exemplaire devait avoir une incidence dans nos vies, en ce sens que tous ceux qui se reconnaissent dans la fidélité et dans la persévérance ou la constance du Cardinal, doivent imiter ce beau témoignage, chacun selon la condition qui est la sienne. Lorsque nous célébrons l’anniversaire de sa mort, ce ne sont pas seulement une soif ou une faim d’exhumer des souvenirs qui auront caractérisé la vie ou la personne du Cardinal, c’est beaucoup plus une volonté de faire école auprès du Cardinal avec la ferme conviction que c’est aussi possible pour nous d’imiter de plus près le Christ et de faire comme le Cardinal a fait, en devenant pour nous un modèle à suivre ».

Restons donc debout pour célébrer la vie et implorer la bonté divine pour que le sang du Cardinal produise des fruits abondants et savoureux pour notre Église et pour notre pays. Que sa cause de béatification et de canonisation aboutisse pour le bien de tout le monde et pour la plus grande gloire de Dieu », a-t-il poursuivi. Deuxième temps fort de cette célébration eucharistique, le dépôt des gerbes de fleurs et le recueillement sur les tombes de tous les évêques inhumés dans ladite Cathédrale, notamment le bon Cardinal Émile Biayenda, Nos seigneurs Théophile Mbemba premier archevêque congolais d’une part, Barthélemy Batantu et Ernest Kombo d’autre part.

À la fin de cette cérémonie, l’ordinaire du lieu a interpellé les congolais en général de se savoir se pardonner : car l’enfer n’est pas seulement pour les autres et le ciel est à nous. Non ! Cultivons les valeurs de paix à tous les niveaux et bannissons la haine et la médisance.

 

G. Yengo Malanda

 

 


 
 
 
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