Mgr Bienvenu MANAMIKa Archevêque de Brazzaville

samedi 3 octobre 2026


L'église Ste Anne


Mgr THÉOPHILE MBÉMBA


Mgr BARTHÉLÉMY BATANTU


L'église St Pierre Claver


Mgr ANATOLE MILANDOU


Mgr BIENVENU MANAMIKA BAFOUAKOUAHOU

LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

« Il y a un certain laisser aller « sacrilège » que je me dois de signaler à l’attention de tous »

Respect du sacré

Notre lettre pastorale

Elle a rencontré l’approbation unanime de tous ceux qui prennent à cœur le problème que pose l’éducation de nos jeunes parents, pasteurs d’âmes, enseignants et responsables politiques, à en juger par tant de nombreux témoignages de sympathie et d’encouragements. Quelle ne demeure pas lettre morte. Elle est appelée à être commentée et discutée avec les jeunes, les parents et tous ceux qui, par leurs situations ou leurs professions, assurent des responsabilités à l’égard de notre jeunesse.

Journée de formation.

Les participants n’en disent que du bien et tiennent à se « recycler » de cette manière-là. Nous remercions les organisateurs de ces journées de formation, les professeurs de Grand Séminaire Libermann qui, de bon cœur, mettent leurs compétences au service de leurs frères et sœurs. Mais y a-t-il meilleur témoignage de gratitude que d’être ponctuels et assidus à ces rencontres fraternelles ? C’est a quoi nous nous efforcerons tous, religieuses, religieuse et prêtres.

L’Eucharistie et la Pénitence

Y a-t-il un lien entre la réception de l’Eucharistie et le sacrement de Pénitence ? Une déclaration romaine du 24 mai dernier vient de mettre fin aux expériences catéchétiques qui permettaient à des enfants de recevoir l’Eucharistie dès l’âge de raison, l’initiation au sacrement de Pénitence étant reportée à plus tard. « La catéchèse des petits enfants doit maintenir le lien entre la première communion et le sacrement de pénitence, affirme cette déclaration qui par ailleurs demande que le décret Quam singulis’ de Pie X soit scrupuleusement observé « partout et par tous ».

C’est à la lumière de cette déclaration que nous avons à repenser notre catéchèse sur le sacrement de pénitence dont, de plus en plus, nos fidèles s’éloignent, alors qu’ils s’approchent très nombreux de l’Eucharistie. De nombreux confrères m’ont exprimé leur inquiétude au sujet de tous ceux qui désertent la confession sous le fallacieux prétexte que l’acte de contrition tout court y supplée. Fait encore plus douloureux, de plus en plus remarqué dans nos Maisons de formation religieuse et ecclésiastique : l’abandon de la confession. Certains de nos jeunes n’éprouvent plus le besoin du pardon sacrementel.

(Attitude dont sont, en partie responsables certains conseillers spirituels.) Notre devoir à nous, pasteurs d’âmes et responsables chrétiens, c’est d’éveiller la conscience chrétienne à l’amour de Dieu révélé, non pas seulement dans l’Eucharistie, mais également dans le sacrement du pardon. La préparation et la célébration de l’Année Sainte Année de la réconciliation, nous donnent l’occasion d’intensifier notre catéchèse sur le sacrement de pénitence, sacrement de la réconciliation.

Quelques observations.

1. Respect du sacré. « Zelus domus tuae comedit me » : Il y a un certain laisser aller « sacrilège » que je me dois de signaler à l’attention de tous. On se soucie peu, de plus en plus, de la bonne tenue des objets et des lieux de culte. A cause de leur usage sacré, ils méritent qu’on en prenne soin.

Puissent les communautés des religieuses avoir l’œil maternellement vigilant sur l’entretien de leurs églises paroissiales et celles d’ailleurs où fait défaut leur présence. Quel magnifique rôle d’inspectrices des lieux de cultes !

J’en dirai autant à l’adresse de ceux qui au lieu d’un évangéliaire digne transcrivent le texte sacré sur des bouts de papier peu honorable. La remarque vaut autant pour l’impréparation ou l’improvisation des lecteurs à l’église et pour des lectrices indécemment habillées. La parole de Dieu doit être proclamée dignement, d’une manière audible. On s’y prépare avec l’attention voulue. « Seigneur, ouvre mes lèvres. Et ma bouche publiera ta louange ».

2. Respect des limites paroissiales.

En vertu du canon 216, chaque paroisse constitue un mini territoire ecclésiastique. De ce fait elle jouit de la faveur de « l’exterritorialité » par rapport aux autres, en ce sens que doit être garanti et respecté le principe de l’inviolabilité des paroisses. Nous devons former les chrétiens dans ce sens. Qu’ils aient conscience qu’ils appartiennent à une communauté paroissiale, hors de laquelle ils ne peuvent prétendre au baptême de leurs enfants. L’extension de nos quartiers et la création d’autres zones d’habitations nous imposent le souci de revoir les limites topographiques de nos paroisses urbaines.

A en discuter dans les doyennés.

3. Déclaration ‘Mysterium Ecclesiae’

J’attire votre attention sur cette déclaration relative à la doctrine catholique concernant l’Église. Il s’agit d’une mise en garde contre les erreurs actuelles. Vous en trouverez, en bref, le contenu et l’esprit.

Voilà, chers frères et sœurs, le contenu et l’esprit de notre circulaire. C’est une reprise de conscience de notre état de mis à part dans le sein du peuple de Dieu, non pour être séparés, ni pour être séparés de n’importe quel homme, mais pour être consacrés entièrement à l’œuvre en vue de laquelle le Seigneur nous appelle ; à savoir l’œuvre de sanctificateur, l’enseignement et le gouvernement dont l’exercice est déterminé ultérieurement par la communion hiérarchique...’ (Paul VI, Mysterium Ecclessiae)

Que le Seigneur nous bénisse.

Bien fraternellement

Émile, Cardinal BIAYENDA, Archevêque de Brazzaville.
Le 29 Septembre 1973, en la fête des Saint Michel, Raphaël et Gabriel, Archanges.

 




 
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