Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville

LA MÉMOIRE BIAYENDA

Neuvaine Mars 2013

jeudi 14 février 2013

NEUVAINE DÉDIÉE AU BON CARDINAL ÉMILE BIAYENDA

Du mercredi 13 au jeudi 21 Mars 2013

« Quand le Seigneur parle, toute appréhension humaine doit disparaître et laisser la place à l’action de grâces »

QUELQUES DIRECTIVES

1- Étant donné que cette activité a lieu dans chaque diocèse, il est demandé à toute la communauté paroissiale de participer à la neuvaine.

Aucune autre activité ne peut être programmée à la même heure.

2- Commencer l’exercice de la neuvaine dans l’après-midi, à l’heure qui convient à tous et si possible devant le Saint Sacrement.

3- Le vendredi, la neuvaine est incluse dans l’exercice du chemin de Croix. A la fin de cet exercice, lire la parole prophétique du jour et réciter trois Ave Maria, suivie de la prière pour la Cause du Cardinal.

4- Le dimanche, après le chant d’action de grâce, lire les paroles prophétiques du jour, réciter trois Ave Maria suivie de la prière pour la Cause de Béatification et de Canonisation du Cardinal Émile Biayenda.

5- Le vendredi 22 mars 2012 : Messe dans les paroisses avec une intension spéciale pour le Cardinal Émile Biayenda.

 



 

Antienne

Notre bon Cardinal a sacrifié sa vie

Ref. : Notre bon Cardinal a sacrifié sa vie pour que la paix règne dans notre pays. (bis)

  1. Ce beau pays qu’il portait dans son cœur et pour lequel, il a versé son sang.
  2. Avons-nous vraiment connu la paix ? Avons-nous vraiment vécu dans la paix ?
  3. Son dernier message, demande un climat de calme, de fraternité et de confiance en Dieu.
  4. Heureux ceux qui meurt pour la paix ; Heureux êtes-vous, les artisans de la paix ;
  5. Le sang du cardinal aujourd’hui a triomphé, Peuple de Dieu chantez amen (alléluia) !

 



 

PRIÈRE POUR LA CAUSE DU CARDINAL ÉMILE BIAYENDA

Seigneur Dieu, notre Père, qui as révélé aux hommes par ton Fils Jésus-Christ, les voies du Royaume des cieux et de l’éternité bienheureuse : accorde à ton Serviteur, le Cardinal Émile Biayenda, la grâce d’être glorifié parmi tes élus du ciel, lui qui, par ses vertus et le sacrifice de sa vie, a témoigné sur terre, du véritable amour de Dieu et du prochain.

Par Jésus-Christ, Notre Seigneur.

Amen !

 



 

PRIÈRE D’INTERCESSION POUR LE CARDINAL ÉMILE BIAYENDA

Seigneur Jésus, Tu nous avais donné comme pasteur de ton Église le Bon Cardinal Émile BIAYENDA.

Par ses vertus, il était notre modèle et notre joie ;

  • Par sa foi, il était le chemin qui nous conduit au Père.
  • Par son sang répandu, Tu l’as rendu semblable à Toi, victime innocente mourant sur la croix.
  • Seigneur Jésus, par le sacrifice du Bon Cardinal, accorde-nous les grâces que nous te demandons avec confiance.
    Amen.

 



 

Premier jour : Mercredi 13 mars 2013

Quelle place réservons-nous à l’Esprit-Saint dans notre vie de chrétien ?

Frères et sœurs,

Permettez-moi de vous inviter à invoquer l’Esprit Saint.

- Nous pensons facilement à Dieu Père et à son Fils Jésus-Christ Mais nous oublions dans notre dévotion l’invocation à l’Esprit Saint.

- Le Christ lui-même nous dit la place inestimable de l’Esprit … « Il est de votre intérêt que moi je m’en aille, sinon l’Esprit Saint ne viendra pas... »

- Saint Paul et les Apôtres nous apprendront l’œuvre de l’Esprit Saint par leur vie et leur enseignement :

- Saint Paul nous a révélé que c’est l’Esprit Saint qui donne à chacun le travail, la fonction qu’il doit remplir pour que le monde tourne bien. C’est l’Esprit Saint qui donne :

  • à tel, d’être apôtre
  • à tel, d’être médecin
  • à tel, d’être infirmier
  • à tel, d’être enseignant
  • à tel, d’être cuisinier

C’est lui qui donne d’être du métier.

L’Esprit Saint unifie et dirige les efforts des hommes pour que tous aboutissent au même but : le bonheur de tous.

C’est lui qui donne et éveille la conscience professionnelle. C’est pourquoi le Christ nous invite à prier le Maître du monde pour qu’il envoie les ouvriers en ce monde.

En effet toute prière obtient le don de l’Esprit Saint, force de Dieu.

Prions pour que Dieu, suivant sa promesse envoie son Esprit sur toute chair c’est-à-dire sur tous les hommes. Afin que la conscience professionnelle fasse parler à tous les hommes un même langage : à savoir la recherche du bien commun.

Amen !

Cardinal Émile Biayenda
Messe de confirmation à Seltz
le 1er avril 1973

 



 

Deuxième jour : Jeudi 14 mars 2013

Laissez-vous envahir par l’Esprit-Saint

Un lieu de culte dans un village est un signe de notre foi en Jésus-Christ incarné dans notre histoire.

C’est notre oui à Jésus-Christ qui demeure avec nous, et doit être notre roi. C’est dire non à toute division, à la haine, car la chapelle, c’est notre « mbongui », où nous aimerons accourir pour notre réconciliation avec Dieu et le prochain pour notre instruction, notre information des choses de Dieu.

Oui, mes frères, comme les Juifs autrefois, venez, montez avec allégresse vers cette magnifique maison que nous vous avons construite et consacrée à Dieu.

« Wa dia fwa yika dio » disent les anciens. Un chrétien nommé Philippe Nkounkou s’est dépensé sans compter pour doter la communauté de Ngoma ya Dzidi, ce lieu de culte.

Il incombera à vous tous qui habitez ce village et ses environs de l’entretenir, de le tenir propre, ainsi que ses alentours, de le faire respecter contre qui que ce soit.

C’est votre bien, c’est votre patrimoine et le signe manifeste de votre foi en Jésus-Christ et notre mère l’Église.

La construction, réalisation de ce temple matériel, doit mes frères, nous inciter à la construction et au maintien d’autres édifices spirituels.

Il s’agit pour nous de nous laisser envahir par l’Esprit-Saint, d’avoir une âme habitée par la grâce et la charité du Christ.

Il s’agit de nous constituer en communauté de croyants, de membres actifs, militant dans les rangs de la Légion de Marie ou de Schola populaire et bien d’autres mouvements d’apostolat.

Soyez apôtres autour de vous : au foyer, au village, partout. Soyez assidus à la réunion de prière, à la sainte messe et à la réunion du dimanche même sans prêtre. Envoyez vos enfants au catéchisme.

Ayez une foi ferme et solide comme cette mission de Dieu qui est tout en dur. Soyez accrochés à votre foi, à Jésus-Christ N’allez pas n’importe où. N’abandonnez pas le Christ aux heures d’épreuves.

Le Seigneur a désormais sa demeure parmi vous, que ceux qui ont abandonné depuis des années reviennent vers lui.

« Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, pour devenir fils de la lumière » (Jn. 12,36)

Je voudrais dire que vous devez profiter des occasions comme celle-ci, du ministère de vos prêtres, que leur zèle devrait vous porter vous-mêmes à l’apostolat et que vous devez aimer vos prêtres et vos responsables qui se donnent pour animer le feu divin en vous.

C’est ce que nous inspire et nous enseigne aussi la fête de l’Épiphanie de Notre Seigneur que nous solennisons aujourd’hui.

Mgr Émile Biayenda
Dimanche 3 janvier 1971
Lors de la bénédiction de la chapelle de Ngoma Ya Dzidi

 



 

Troisième jour : Vendredi 15 mars 2013

Que la bénédiction de Dieu descende sur chacun de nous

Ordination épiscopale de Biayenda

C’est l’occasion de le dire : vraiment, les voies de Dieu sont insondables. Il y a des surprises qui bouleversent et désorientent les plans des hommes.

Marie notre Mère, ne se proposait-elle pas dans sa loyale humilité, une vie tranquille toute effacée, au service de son Dieu, et brusquement Dieu en décida autrement : la voilà engagée à porter la lourde Croix avec le Rédempteur : l’homme propose et Dieu dispose.

Point n’est besoin de rappeler que ma nomination à la charge d’évêque qui m’échoit aujourd’hui, et qui réjouit beaucoup de chrétiens, est une lourde croix.

Nous le ressentons et le constatons nettement bien plus encore à cette époque de contestations.

Mais quand le Seigneur parle, toute appréhension humaine doit disparaître et laisser la place à l’action de grâces, au « merci » le plus sincère ; car au fond, c’est toujours une grâce ineffable, une source de bénédiction pour tous.

Aussi malgré les appréhensions, malgré les pressentiments d’un calvaire, comme Marie et avec Marie comme Zacharie, nous ne pouvons que dire : « Béni soit le Seigneur Dieu de l’Univers : il continue de visiter son peuple... »

Oui, béni soit Dieu pour cette grâce insigne qu’il accorde à notre jeune Église du Congo. Vous êtes, certainement, animés de sentiments de vive reconnaissance envers Dieu...

Que la bénédiction de Dieu descende sur notre Père commun le Saint Père, sur son Délégué Apostolique et sur notre Archevêque qui préside à la charité du Christ dans l’Église de Brazzaville.

C’est par eux que Dieu m’a fait directement parvenir son appel, sa grâce de choix...

Bénédictions donc sur eux, sur tous ceux qui, de près où de loin, ont souhaité et acclamé ce choix.

Bénédictions enfin sur toute la chrétienté qui, par sa sympathie et ses joyeuses et constantes prières, m’a prêté et devra me prêter main forte pour porter cette croix de salut que le Seigneur vient de poser sur mes épaules.

L’union fait la force, c’est un fait : ainsi, tous dans l’Église du Congo, prêtres, religieux, religieuses, laïcs et hommes de bonne volonté, tous unis dans le Christ, nous devons porter cette charge ensemble et chacun à sa place dans cette Barque de Pierre.

Oui, le Seigneur, devant la maison immense qui défie nos forces, nous demande instamment de prier.

Aussi comptant sur vos ferventes prières, avec le secours des saints et de nos prédécesseurs (Évêques, prêtres, religieux, religieuses, catéchistes, hommes de bonne volonté) qui ont sacrifié leurs vies pour l’avènement du Christ dans notre Congo, nous croyons que l’aide de Dieu nous sera assurée pour poursuivre l’implantation du Règne du Christ, ce règne de justice et de paix, ce règne d’amour et de charité pour lequel Dieu nous appelle à prendre place dans le Collège des successeurs des Apôtres.

Tout comme Pierre après sa pêche infructueuse et devant l’injonction du Seigneur je dis avec confiance :

« Sur ta Parole, Seigneur, je jetterai le filet ». (Lc 5,5)

A vous tous, mes frères ; et à chacun de vous la paix du Christ ressuscité à jamais.

Amen.

Mgr. Émile BIAYENDA Archevêque Coadjuteur de Brazzaville
aux chrétiens de l’Archidiocèse de Brazzaville
le 12 Avril 1970

 



 

Quatrième jour : Samedi16 mars 2013

La Foi séducteur de l’homme par Dieu.

Chacun de nous ici présent, se trouve interpellé par ce bref, mais combien lourd message. Tous, Évêques, Prêtres, Religieux, Religieuses, Laïcs, Baptisés et non Baptisés, nous devons nous poser la question soulevée par ces deux jeunes filles.

« Suis-je réellement séduit par le Seigneur ?, me suis-je laissé séduire ? »

Et si j’ai été séduit à un moment de ma vie, le suis-je toujours ? Si je n’ai jamais été séduit, qu’est-ce qui m’arrête pour me laisser séduire ?

Baptisés ou non Baptisés, ne suis-je pas accaparé par d’autres séductions, d’autres amours par des idoles de toutes sortes qui m’éloignent ou me retiennent loin de Dieu, de la foi, des engagements du baptême, de la consécration chrismale, religieuse ou sacerdotale ?

Ma tiédeur, mon apostasie, mon incroyance ne s’expliquent-elles pas par le fait que je ne suis plus ou ne suis point séduit par Dieu ?

Que chacun s’examine et réponde franchement à Dieu, dans le secret de son cœur.

Dieu ne fait acception de personne, son amour s’étend à tous les hommes. Il donne à chacun la chance de l’approcher. Bien plus il va jusqu’à nous chercher dans notre péché, dans notre égarement dans notre entêtement.

« Mon peuple est malade de son infidélité, comment l’abandonnerai-je ! je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère, car je suis Dieu, et non pas un homme ». Osée 11,7-9

Aimés de Dieu, nous nous montrons régulièrement indignes de cette prévenance, de cette délicatesse paternelle.

Comme devant Israël, le Seigneur s’écrie « En quoi me trouvez-vous déloyal, pour vous éloigner de moi et pour suivre le néant, la vérité ? Je vous ai tout donné et continue à tout vous donner, mais voilà qu’installés vous avez changé mon héritage en abomination.

Vous m’avez abandonné pour aimer les idoles de toutes sortes. Vous avez rejetez ma Parole de Vie pour vous fier à la parole humaine. Vous échangez ma gloire contre l’impuissance, vous m’abandonnez moi, la source d’eau vive, pour creuser des citernes lézardées qui ne tiennent pas l’eau ». (Jér.2,5-13). Amen

Cardinal Émile Biayenda,
Messe de clôture des travaux l’Association des Conférences Épiscopales de Centrafrique, du Congo et du Tchad (ACECCT),
le 20 février 1977

 



 

Cinquième jour : Dimanche 17 mars 2013

Annoncer Jésus Christ le sauveur, à tous les hommes

Mes biens chers enfants,

Vous savez ce qui s’est passé le jour de la Pentecôte : après avoir reçu l’Esprit Saint de Dieu, les apôtres qui étaient peureux et qui craignaient de se montrer disciples de Jésus crucifié sont sortis et ont commencé à prêcher Jésus publiquement. Ils n’avaient plus peur de la vie d’apôtre qui les attendait.

Et jusqu’à la mort, les apôtres même Pierre qui avait renié Jésus n’auront plus peur de vivre en disciples de Jésus. On dit qu’ils étaient confirmés par l’Esprit Saint. C’est-à-dire ils étaient rendus forts, ils étaient fortifiés.

Pourquoi faire ? Pour annoncer Jésus Christ le sauveur, à tous les hommes.

Comme les apôtres vous terminez aujourd’hui votre initiation chrétienne. Vous cessez d’être de petits enfants. Dieu vous considère comme ses témoins. Comme Jésus à l’âge de 12 ans vous entrez dans la foi des adultes pour dire aux hommes de tous les milieux : (à la maison, à l’école, dans la rue dans les chantiers partout) que Dieu existe et s’occupe des efforts des hommes, Annoncer à tous les hommes que Dieu est présent dans l’histoire des hommes, pour aider les hommes à bâtir un monde nouveau, un monde de justice, un monde d’amour fraternel et un monde de vérité et de paix. Vous serez témoins de la présence de Jésus dans le monde.... n’ayez plus peur d’être chrétien car être chrétien c’est être un constructeur conscient et libre de la justice.

Cardinal Émile Biayenda
Messe de confirmation à Seltz
le 1er avril 1973

 



 

Sixième jour : Lundi 18 mars 2013

Dans ce monde vous aurez à souffrir, mais garder courage

Mes bien chers Frères et sœurs,

Qu’il soit aussi à notre auguste assemblé, l’occasion d’exprimer aux chers parents et amis éprouvés, présents ou absents, nos sentiments très profonds de vives condoléances.

Tandis qu’au nom de tout le clergé, nous nous faisons un devoir de vous exprimer aussi nos remerciements pour être venus si nombreux, chers frères et sœurs, prier avec nous et nous faire toucher du doigt combien a été rayonnante et très aimante la vie de notre défunte. “ Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt... ”

Par billet ou voix des ondes, nous avons appris la tragique nouvelle de cette mort si rapide, c’est la consternation générale, dans toutes les communautés.

Merci, pour une vie si bien remplie, et pour le bon exemple de fidélité que vous nous laissez.

Que nous soyons consacrés au service de Dieu et du prochain, soit par profession religieuse, ou sacerdotale, soit par notre baptême ou tout simplement de par les convenances de notre vie en société, il nous faut des modèles comme vous pour persévérer sur le chemin du devoir avec tous ses engagements sans jamais décevoir quiconque.

Vous nous enseignez ainsi qu’aimer Dieu, croire, n’est pas un frein contre le service de l’humanité en souffrance.

Notre espérance doit être joyeuse : « Soyez joyeux dans l’espérance » (Rm.12,12) comme à l’image de notre assemblée liturgique d’aujourd’hui. Elle nous invite aussi à la sobriété dans l’usage des biens de ce monde que nous pouvons posséder (1Th.5,8), à être toujours prêts à les quitter, à nous en détacher (1Cor. 7,29) : tout comme elle doit susciter en nous l’esprit de prière, l’amour fraternel, le zèle et le souci de l’apostolat auprès des autres également rachetés par le Christ (Pet.4,7).

Ancrée notamment dans le monde à venir, (He.6,18), cette espérance doit animer toute notre vie chrétienne : « Nous sommes, dis-je, écrivait St Paul aux Corinthiens, pleins d’assurance et préférons sortir de ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur. Aussi bien, que nous demeurions en ce corps ou que nous en sortions, avons-nous à cœur de lui plaire ». (2Cor.5-8,9)

Restons inébranlablement attachés à l’espérance que nous professons, car celui qui a fait la Promesse est fidèle (He.10,23-24). Et celui-là qui promet ainsi, Mes frères, c’est Jésus, qui au dernier soir avec ses apôtres disait : « Dans ce monde vous aurez à souffrir, mais garder courage ! J’ai vaincu le monde » (Jn.16, 33).

Ce même Saint Jean, disciple bien-aimé du Christ, présent à la Cène et debout au Calvaire, nous exhorte et nous invite aux noces de l’Agneau, c’est-à-dire au bonheur éternel.

Nous devons attendre le retour du Seigneur. « Et quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi, afin que, là où je suis, vous soyez aussi ». (Jn.14,3).

Nous y sommes déjà, à cause du don de la foi.

Par notre baptême et par la réception du sacrement de pénitence, nous sommes morts au péché et renais à la charité du Christ. L’Église dont nous sommes membres agissants compte des fils au ciel, en purgatoire et sur la terre où se joue le drame de l’espérance chrétienne aux prises avec les événements de l’histoire.

Les triomphes apparents des puissances du mal risquent de lasser notre attente. En réalité Jésus-Christ invincible, combat et règne aux côtés des siens.

Mgr Émile Biayenda
Extraits homélie de la messe en mémoire de la Sœur Marie Galy
le 4 Octobre 1972

 



 

Septième jour : Mardi 19 mars 2013

Conjuguons nos efforts pour bâtir un monde juste

« Il est grand le mystère de la foi »

C’est cela que le Christ nous demande d’être les témoins partout et en tout temps : mieux croire en Dieu, c’est mieux de croire en l’homme et en tout ce qui touche à l’homme.

La tâche, mes frères, est immense : celle de rénover le monde et d’instaurer toutes choses dans le Christ ; il s’agit de promouvoir un monde juste et humain ; il s’agit de bâtir un Congo juste et paisible, une cité où l’on est heureux de vivre.

Le Christ est venu nous apprendre à bâtir un monde nouveau. Voici son principe de base : « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que les autres vous fassent ».

Oui, tous les chrétiens du monde crient : « Que votre règne vienne » qu’est ce que cela veut dire ? cela veut dire que si le Christ règne vraiment et si le Christ est accepté comme maître et Roi de notre vie ne fusse que par tous les chrétiens, notre vie connaîtra la justice, notre foyer connaîtra des relations de justice familiale, nos marchés, nos bureaux, nos magasins, nos quartiers, nos villages, nos compagnes, notre pays tout entier par vous connaîtront la vraie justice, les vraies relations de justice, de paix et d’amour tache immense qui nous incombe tous et chacun : tâche à laquelle l’évêque est appelé à présider.

Tâche belle et noble qui mérite tout notre dévouement, frères chrétiens. Tous nous conjuguerons nos efforts. Mais cette tâche, C’est Dieu qui la réalisera, car c’est lui seul qui saura susciter en tous les milieux les promoteurs de la justice et de la paix : païens, ou chrétiens et cela dans tous les milieux.

C’est pourquoi, frères bien aimés, Mgr. l’Archevêque et moi-même, votre humble serviteur, nous vous invitons avec le Christ à prier beaucoup pour que l’Esprit de Dieu continue d’agir par nos mains dans ce monde.

Amen !

Mgr Émile Biayenda, Archevêque Coadjuteur de Brazzaville
Intervention à la Radio Congolaise
4 octobre 1970

 



 

Huitième jour : Mercredi 20 mars 2013

Difficile responsabilité du Pape et notre devoir de prier pour lui ...

Peuple de Dieu,

Comme Pierre avec le collège des Apôtres, le Pape porte le poids de l’Humanité avec le collège des Évêques successeurs des apôtres. Que nos prières leur obtiennent la grâce charismatique du collège apostolique, pour mener avec assurance l’Église conciliaire : qu’il soit donné aux Prêtres et autour de ceux-ci, aux fidèles de toute l’Église, d’aider le Pape et les Évêques à mener le Monde à l’unité de Dieu.

En proposant à l’Église une année Sainte comme thème de prière et de méditation, le Pape ne visait pas autre chose que le grâce de l’unité, de la fraternité retrouvée dans le Christ. Et le pèlerinage à Rome, aura pour grâce actuelle, de proclamer visiblement que l’Église est vraiment le commencement et le bastion de la Famille de Dieu, où les hommes de toutes Nations et de tous Pays sont frères autour du vicaire de Jésus-Christ, le Successeur de Pierre, notre Saint Père.

Je ne saurais terminer sans invoquer le nom béni de celle qui nous a donné Jésus sur cette terre, Marie, mère du Christ, et notre mère dans l’Église. C’est à Elle que fut confiée la garde de l’humanité sauvée par son Fils. Elle assiste maternellement le Pape, les Évêques, les Prêtres, les Religieux, les Religieuses, et tous les chrétiens, pour que la vie de foi reprenne vigueur dans notre Communauté chrétienne et que la joie des vertus chrétiennes brillent de nouveau dans notre Jeunesse pour la plus grande Gloire de Dieu, le Père, le Fils et l’Esprit-Saint !

Amen !

Cardinal Émile Biayenda
Homélie à l’occasion du 11ème anniversaire du Couronnement du pape Paul VI
Juin 1974

 



 

Neuvième jour : Jeudi 21 mars 2013

Nos familles sont-elles vraiment chrétiennes ?

A ce sujet, nous sommes obligés de reconnaître que les familles portent une très grande responsabilité dans le dépérissement des vocations. Il est des familles où l’on ne parle jamais de Dieu à l’enfant... a fortiori de la vie religieuse ou sacerdotale. Ainsi beaucoup de vocations se trouvent étouffées par le silence des parents. Très peu sont ces familles chrétiennes dont la prière se trouve centrée sur les vocations. Depuis que nous avons lancé la compagne de “ Prière en famille ”, combien ont songé à prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa vigne.

Nous sommes loin de ces temps où l’on ajoutait aux intentions personnelles cette courte prière : « Mon Dieu, donne-nous de nombreux et de saints serviteurs pour ton Église ». Dans d’autres familles, l’on prévoit tout pour l’enfant pour qu’il soit quelqu’un dans la vie, mais on se gardera bien de lui parler de don à Dieu et à l’Église, craignant que cette idée ne le désoriente. Ainsi pour lui, le Prêtre, la Religieuse, le Religieux semblent des personnes anachroniques, lointains et mystérieux, incompris voir inutiles dans la société.

Les vocations meurent, c’est encore parce qu’on n’inculque pas suffisamment le goût de l’effort et l’esprit de sacrifice. Dans trop de foyers, l’enfant est devenu la poupée qu’on gâte, l’idole devant qui tous plient les genoux, le phénix dont les caprices sont sacrés, à qui l’on passe toutes les fantaisies. L’enfant a toujours raison contre ses camarades, contre l’instituteur, contre le prêtre au catéchisme, contre l’agent de sécurité sur la route, en attendant d’avoir demain raison contre ceux qui l’éduquent si mal.

Pensez-vous que ce soit là, la bonne façon de le préparer au combat de la vie ! Comment voulez-vous, qu’arriver à la croisée des chemins, ce jeune ou cette jeune fille à qui l’on aura fait croire que le plaisir est le but de l’existence et que le caprice fait la loi, choisisse le sacerdoce ou la vie consacrée !

Si beaucoup de vocations n’aboutissent pas, c’est aussi parce que trop de parents demeurent égoïstement indifférents, sourds à la détresse d’un monde sans Dieu.

Cardinal Émile Biayenda,
Messe de clôture des travaux des Conférences Épiscopales de Centrafrique, du Congo et du Tchad
(ACECCT), le 20 février 1977

 



 

PRIÈRE OFFICIELLE DE L’ANNÉE DE LA FOI

CREDO DE NICÉE-CONSTANTINOPLE

Je crois en un seul Dieu, le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.

Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles.

Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,

Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.

Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ;

Il est assis à la droite du Père.

Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ;

Il procède du Père et du Fils ;

Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.

Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen !

 


 
 
 
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