Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville
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LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

« Malheur à celui qui ne voudrait pas comprendre qu’il faut soigner la Liturgie de la messe »

Depuis je suis allé dans d’autres paroisses tantôt à une date déjà communiquée et tantôt à une date non annoncée, comme c’est le cas aujourd’hui - ce n’est pas vous prendre de dos, mais tout simplement de la manière dont ordinairement vous menez votre vie chrétienne et comment se déroulent, ou sont fréquentées vos messes du dimanche ici. C’est cela qui compte aux yeux du Seigneur : la fidélité « Régulière ».

Le maintien de la lampe allumée dans ses mains pour attendre le retour du Seigneur de nuit ou de jour, de brève ou de longue échéance.

Je viens ainsi vous saluer tous, au nom du Seigneur, vous remercier, vous féliciter et vous encourager tous : prêtres religieuses, responsables de divers mouvements d’apostolat qui vous dévouez ici, de récente ou de longue date, pour l’avènement du règne du Christ dans cette paroisse du Saint Esprit de Moungali.

Chers frères, mercredi dernier, beaucoup étaient sans doute ici pour les cendres, ainsi a commencé le temps de carême, ce temps de quarante jours qui vous prépare a Pâques. Ceux qui étaient ici reconnaissent l’œuvre de Rédemption que le Christ est venu opérer en notre faveur sur la terre.

- Saint Paul aux Corinthiens, nous enseigne : « si tu affirmes de ta bouche que Jésus est le Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, alors tu seras sauvé ».

Reconnaître, non pas seulement en paroles, mais du fond du cœur que Jésus est le Seigneur, c’est vouloir qu’il soit le maître de notre vie.

Demandons-nous, qui est le maître de note vie ? Le Christ ou les idoles du monde ?

- L’Évangile selon St Luc.

Jésus a voulu être tenté, affronté au mal, non pour y succomber, mais pour nous apprendre à lui résister. Nous sommes une famille organisée. Nous formons un corps où chaque membre travaille pour le bien de l’ensemble.

- Le curé et ses collaborateurs - les religieuses, le Comité Paroissial qui représente tous les membres des mouvements d’action catholique pour le bien de la paroisse.

- Chaque mouvement :
Schola Suffrage Chorale
Supplique Légion de Marie Sacré-Cœur
St-Esprit Bonne Mort Catéchistes
Communauté Foyers Montligion
Fraternité Servants de Messe  

Tous travaillent, et centralisent leur activité autour du prêtre. Nous avons notre rapport de la paroisse par le Curé.

La liturgie de la messe, acte essentiel, acte ou souvent c’est le seul moyen qui reste à certains pour garder leur contact avec l’Église et Dieu.

Ce lieu est saint, mis à côté, à part pour le Seigneur. Un lieu de réconciliation avec Dieu et les hommes et les hommes entre eux.

Soigner donc notre Liturgie et nos Assemblées Eucharistiques. On doit comprendre cela. Et malheur à qui ne voudrait pas comprendre. C’est pourquoi nous expliquons, nous demandons aux Aumôniers de donner une catéchèse convenable à tous ceux qui agissent autour de l’autel, il faut en tenir compte.

C’est pourquoi, dès le début, nous venons afin que nous ne gâchions pas ce temps si riche en miséricorde divine pour les âmes de bonne volonté.

  • Un malaise, surgi dans nos paroisses - Il doit l’arranger
  • Le chant chante notre foi - qui chante bien, prie deux fois
  • On ne peut tout chanter, ni soumettre n’importe quoi aux fidèles.

Ce que nous chantons doit être conforme à notre foi - conforme au temps liturgique, conforme au mystère célébré.

Le chant doit aider à une ambiance de prière.

C’est pourquoi, l’Évêque que je suis et vous Curés et Vicaires de nos paroisses, nous devons veiller à l’orthodoxie de ce qui est donné aux fidèles.

- Toute composition doit être soumise à l’approbation de l’Évêque par l’intermédiaire de la Commission de Musique Sacrée.

La Liturgie Romaine actuelle réclame, pour son déroulement solennel l’existence d’un chœur ou schola centorum qui exerce dans les conditions prévues par le droit, un véritable service ministériel collectif.

C’est pourquoi dans le recrutement et la formation de ses membres, il faut veiller non seulement à la compétence technique, mais à la qualité spirituelle. Elle se place normalement dans le voisinage de l’outil, mais sans gêner les fidèles.

Aux époques de décadence liturgique, chantres et schola ont toujours tendance à empiéter sur le rôle du peuple. Contre cet abus, la hiérarchie a dû mettre fréquemment en garde.

Organiste et musiciens

La Célébration liturgique admet, dans certain cas et à certaines conditions, le son d’instruments, les musiciens sont alors au service de la liturgie à laquelle, ils participent de façon directe, quoique ce ne soit pas un vrai service ministériel ; ils doivent se soumettre à ses lois, donc acquérir les connaissances nécessaires, et s’engager dans l’effort spirituel que suppose leur participation extérieure.

Le rôle de l’organiste est particulièrement délicat et important : il accompagne les chants, il joue souvent en soliste et doit contribuer à l’unité, au mouvement harmonieux de la célébration, surtout par ses improvisations.

D’on la nécessité pour lui d’une compétence très particulière tant en musique qu’en liturgie.

Cardinal Émile BIAYENDA,
Homélie du Carême 1974,
à St Esprit de Moungali


 
 
 
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