


dimanche 23 novembre 2025






Clôture de l’Année Pastorale de la Jeunesse et de l’Enfance
Comme à l’ouverture de l’année pastorale 2005-2006, la Commission Diocésaine de la Pastorale de la Jeunesse et de l’Enfance (CDPEJ) a, une fois de plus, choisi pour cadre le « Mont Cardinal Émile Biayenda », le dimanche 23 juillet 2006, pour clôturer ses activités diocésaines.
Samedi 22 juillet 2006, les jeunes sont partis des différentes paroisses pour se retrouver à l’arrêt de bus de Bilolo, lieu indiqué pour démarrer le pèlerinage à pied, avant d’atteindre la paroisse Ste Claire de Djiri où les pèlerins devaient passer la nuit. Dans la soirée, ils ont eu droit à une soirée culturelle, suivie d’une veillée de prière.
Le lendemain, dimanche 27 juillet, les participants, tous âges confondus, jeunes, adultes et même des enfants venus se ressourcer en ce lieu saint ont effectué un autre pèlerinage à pied, cette fois ci, de la paroisse Ste Claire de Djiri, jusqu’au sommet de la colline dénommée : « Mont Cardinal Émile Biayenda ». Ils étaient près d’un millier à marcher.
Enfin, avant de quitter les lieux, les pèlerins ont participé à l’office religieux qu’a présidé le Père Nicaise Wilfrid Ossebi, Supérieur de la Congrégation des Pères du Saint Esprit et Curé de la paroisse St Grégoire de Kingoma, entouré des abbés Luc Maixent Mahoungou, chargé de la pastorale de la jeunesse, Destin Nzorombé, chargé de la pastorale de l’Enfance et du frère Paul Marie Nsakala, de la Congrégation des salésiens.
Au cours de son exhortation aux pèlerins, le Père Nicaise a dit aux jeunes garçons et filles de notre grand diocèse : jeunes à la recherche du Christ, jeunes en quête de la fraternité, jeunes constructeurs de la solidarité : « nous nous sommes donné rendez vous, en ce lieu hautement symbolique, pour notre Église du Congo : le Mont Cardinal Émile Biayenda, ce grand pasteur, ce grand citoyen, ce grand rassembleur, don de Dieu pour nous tous, chrétiens et citoyens congolais. Comment ne pas, en ce lieu propice à la méditation, laisser monter, dans nos cœurs, l’invitation que le Christ adresse à ses apôtres dans l’évangile de ce matin : « venez à l’écart dans un endroit désert et reposez vous un peu ».
« Regardons ensemble de plus près ce que fut la mission des apôtres dont il est question ici ».
Poursuivant sa prédication, le père Nicaise a interpellé les jeunes de la Léfini, du PK 45, de Djiri, de Kingoma, de Talangaï, de Mikalou, de Tout pour le peuple, de Ouenzé, de Moukondo, de Mfilou, de Moungali, de Poto poto, de Bacongo, de Makélékélé, de l’OMS, de Madibou, de Sangolo et j’en passe, en leur disant : « qu’avons nous donc enseigné aux autres tout au long de cette année pastorale qui s’achève ?
Quels chemins de conversion avons nous indiqués aux autres ? A quel changement de mœurs, de mentalité les avons nous incités ?
Aujourd’hui, plus que jamais, notre jeunesse que vous constituez est appelée à se retrouver sur le grand chantier de la construction de la paix. Mais comment y parvenir, si par nos paroles et actes nous continuons, à véhiculer la haine, la discorde, bref, toutes sortes de choses qui démobilisent et découragent, qui n’aident pas à vivre ensemble dans le respect de nos différences linguistiques, culturelles, ethniques, religieuses, sociales ... ? ».
Une observation sans complaisance de la société actuelle éclairée par l’Évangile du Christ, invite, une fois de plus, la jeunesse congolaise à expulser beaucoup de démons dont les plus à la mode sont, le démon du plaisir, le démon de la drogue et le démon de l’argent. Il a pris tout son temps à les développer :
Combien de jeunes, les « Karashika », nos quartiers ne comptent ils pas ? »
Enfin, il a demandé aux jeunes de prendre, dès ce jour, conscience que leur mission, « est de chasser de leur propre vie, de la vie de beaucoup d’autres jeunes tous ces démons et tous les autres que nous n’avons pas pu nommer ici et qui détruisent et rendent malades ». Comme les apôtres de jadis, a t il poursuivi : « c’est au nom du Christ et avec sa force que la jeunesse les combattra. Nous vaincrons car le Christ nous envoie vaincre toutes les forces qui oppriment l’homme ».
Avant, de terminer son exhortation, le prédicateur a dit, entre autres :
« Aujourd’hui, nous devrions aussi implanter sur ce Mont Cardinal, la croix glorieuse. Une croix, c’est le symbole du Christ, vainqueur qui a détruit la haine qui empêche de vivre heureux ensemble la jalousie, qui empêche de s’apprécier et de bâtir ensemble. Cette croix, une fois élevée, nous allons offrir au Christ nos fragilités. Nous allons déposer au pied de cette croix toutes les misères de nos âmes. Enfin, nous nous renouvellerons dans la puissance de cette croix, c’est à dire dans l’amour du Christ qui libère de tous les esclavages.
Cette croix est aussi l’instrument de notre paix. N’hésitons pas à y déposer toutes nos velléités à la bagarre, à la guerre, nos rancœurs, toute notre tendance à la médisance, à la diffamation et aux accusations gratuites qui ne cessent de faire des victimes innocentes.
Sur ce mont consacré au cardinal Émile Biayenda, nous sommes, enfin, venus nous ressourcer. C’est une dimension essentielle de notre être d’apôtres, car nous ne saurions prétendre transmettre à nos frères et sœurs la parole et être coupés de celui qui en est la source : avec Dieu qu’est la prière ».
A l’issue de la messe, l’Abbé Luc Mahoungou, chargé de la Pastorale de la Jeunesse, après avoir remercié tous les participants, le bureau diocésain du Renouveau charismatique et ses confrères prêtres, pour leur disponibilité, a expliqué pourquoi, la croix glorieuse n’a pas été implantée. « Tout est grâce, a-t-il commencé, avant de poursuivre, qu’il n’était pas normal pour une cérémonie de ce genre, que les groupes qui l’ont pris comme modèle de foi ne soient pas là au moment de l’implantation de ladite croix. En plus, le programme de l’ordinaire du lieu ne lui permettait pas de venir ce jour en ces lieux. C’est pourquoi, nous avons pensé venir implanter cette croix, dès l’ouverture pastorale de l’année 2006-2007, en présence de Mgr l’Archevêque a-t-il conclu.
G.Y.D.
Ils ont dit
Dossier réalisé par G. YENGO DIATSANA
Père Nicaise Wilfrid Ossebi, Supérieur de la Congrégation des Pères du Saint Esprit
J’ai l’habitude de faire cette route, jamais, je ne faisais attention à la Montagne, dite « Mont Cardinal Émile Biayenda ». Mes premières impressions de cette journée, c’est que nous avons vu une grande jeunesse, une jeunesse qui sait se mobiliser, au nom de Christ et en toutes circonstances. En voyant l’atmosphère de ce jour, je crois qu’il faille encore demander aux jeunes qui sont encore en marge de Dieu, en marge des activés du CDPEJ de se mettre au pas.
Si les jeunes n’ont pas répondu plus que ça, je pourrais dire que, c’est à cause des activités programmées dans différentes paroisses. Vous savez qu’en cette période, on est en train de clôturer les activités de l’année pastorale. Enfin, je suis très satisfait de la mobilisation des jeunes qui ont répondu à l’invite des responsables diocésains.
Frère Paul Marie Nsakala, de la Congrégation des Salésiens
Je suis très content de voir cette jeunesse qui s’est mobilisée et très déterminée à tourner le dos à cette crise de valeurs de leurs frères qui se laissent emporter par la mode et font du n’importe quoi. Mais de l’autre côté, on trouve quand même des jeunes qui savent choisir l’essentiel. L’essentiel, c’est la recherche de Jésus-Christ et comment ne peuvent ils pas être de véritables citoyens et véritables chrétiens dans la cité et après avoir pris comme modèle, notre pasteur, le Cardinal Émile Biayenda, qui a donné sa vie pour cette jeunesse, pour l’Église du Congo. Je suis satisfait de voir une jeunesse déterminée et une Église qui avance à travers ces jeunes.
Papa Kaba, chargé de l’Organisation du Renouveau Charismatique
Une fois de plus, la volonté de notre jeunesse est à l’écoute de ses serviteurs, notamment cet artisan de paix, ce modèle que nous voulons dans notre société, l’homme qui a tout donné pour que la paix règne dans le pays et que la nation congolaise soit unie.
Par rapport à ce lieu, je dirais seulement qu’il y a lieu de la part de nos autorités ecclésiales de prêter un peu plus d’attention sur ce terrain.
Nous constatons que beaucoup de gens qui viennent à cette montagne, sous le couvert de l’Église Catholique, mais en réalité, ils ne le sont pas. L’Église Catholique a ses vertus, mais ce que nous voyons en ces lieux est contraire à cela. Les gens viennent jeter des bonbons, des biscuits, égorger des poulets et bien d’autres sacrifices qui ont lieu ici à cette montagne, comme si le sang du Christ qui a été versé pour nous sauver et celui du Cardinal Émile Biayenda qui a coulé sur cette montagne, ne suffisent pas.
C’est dommage que jusque là ; on n’arrive pas à jeter un regard particulier sur ce terrain, qui devient de plus en plus fréquentable. Il est temps que l’on y pense construire quelque chose pour essayer de loger des gens qui auront l’œil sur ce terrain, patrimoine de l’Église Catholique.

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