Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville
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LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

Si le Cardinal Émile Biayenda était encore vivant !

Le Cardinal Émile Biayenda était fils de toutes les régions du Congo. Son message, hier comme aujourd’hui, continue d’interpeller ceux du Nord comme ceux du Sud, de l’Est comme de l’Ouest et du Centre ; croyants et non-croyants.

« Biayenda était l’ami de tous, ne connaissant ni les divisions tribales, ni la haine, ni la vengeance ». En somme, si le Cardinal Émile Biayenda vivait aujourd’hui, ce qu’il nous demanderait, c’est aussi de regarder la vérité congolaise en face et d’inviter ceux qui ont une pierre à apporter à l’édification de la nation, à se rassembler, à se réconcilier : par devoir et par amour. Pour la paix et l’unité.

Interviewé par la Radio nationale, à son retour de Rome, en 1973, il avait fait état des félicitations reçues de responsables de toutes confessions et de responsables politiques de notre pays. Il avait plaidé pour l’unité : « L’unité vraie, c’est l’unité des cœurs, l’unité des esprits, l’essentiel pour l’unité c’est de reconnaître le bien que les autres sont capables de faire ».

La paix n’est pas un état ultime de relation entre individus ou pays, mais un processus permanent intégrant les règles du vivre ensemble...

« La paix, serait-ce comme la santé selon le docteur Knock, un état précaire qui ne laisse présager rien de bon ? La paix se donne, se reçoit comme un don, mais se construit dans la vérité et la justice ». Et comme telle, elle engage.

« Que Dieu vous donne l’unité et la paix » ! Tel avait été le cri de cœur du Pape Jean-Paul II, en la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, le 5 juin 1980. Puisse cette paix tant souhaitée par le Cardinal Émile Biayenda au soir de sa vie, et tant désirée par tous les Congolais, vienne enfin habiter nos cœurs et le Congo, et par de-là, toute l’humanité.

En effet, la recherche de la paix a toujours été constante chez le Cardinal Biayenda non seulement pour son pays, mais aussi pour les autres. En témoigne cette adresse à l’endroit des chrétiens Français et pèlerins de Lisieux, en ces termes : « Que Noël 1975 et l’année 1976 ne soient pas pour nous de simples expressions sentimentales, mais un engagement dans la part que nous voulons prendre pour la construction de la Paix dans le Monde. Puissions-nous, en Europe comme en Afrique, et partout sur la terre, dans cette époque de changement dont les uns sont indispensables et les autres nuisibles, être les témoins actifs de la force et de la tendresse de Dieu et que la Paix de Dieu qui surpasse toute espérance, garde nos esprits et nos cœurs ».

S’exprimant sur l’assassinat du Cardinal Biayenda, le Cardinal Marty, ancien Archevêque de Paris, fit cette déclaration, en mars 1977 : « Je connaissais bien le Cardinal Biayenda. Je l’avais rencontré encore à Mouila, au Gabon. (…) Il m’avait dit, à plusieurs reprises, que son premier souci était l’unité et qu’il travaillait dans ce sens ».

Gabriel SOUNGA- BOUKONO
Président de l’Association Cardinal Émile Biayenda
France

 


 

République du Burkina Faso

La Fondation Cardinal Émile Biayenda au chevet des filles en difficultés

La Fondation Cardinal Émile Biayenda (FOCEB) de Burkina Faso qui a soufflé sur ses 12 bougies d’existence, continue son chemin en apportant secours aux jeunes filles, filles mères en détresse.

Créée en avril 1994, la fondation s’est attelée à la construction d’un grand centre d’accueil et de formation pour jeunes filles en difficulté, dans le but de participer à l’éradication des infanticides, des abandons des enfants, des suicides des jeunes filles en état de grossesse.

Ce centre construit, grâce au financement de l’ONG Luxembourgeoise : Chrétiens pour le Sahel et la Fondation Jean Paul II pour le Sahel. Dans ce centre, dès sa création, on y comptait près de 75 filles mères exclues ou victimes d’exploitations sexuelles, orphelines. Outre cela, la Foceb-Burkina a également pour but de promouvoir des activités visant à l’épanouissement, à l’autosuffisance économique et à la réinsertion des filles mères abandonnées à leur triste sort. Les formations dispensées sont la couture, la broderie, le tissage, les cours d’économie domestique, le maraîchage, la cuisine. Les pensionnaires de ce centre reçoivent aussi des enseignements théoriques sur la morale chrétienne, l’hygiène, la puériculture, les MST et le VIH/sida.

En reconnaissance de l’action menée par le serviteur de Dieu, Émile Cardinal Biayenda, qui a consacré sa vie pastorale aux problèmes de la famille chrétienne, à l’épanouissement de l’enfant, des déshérités et des laissés pour compte de la Société, le président de la République du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, fait un don d’une crèche pour enfants à la Fondation Cardinal Émile Biayenda de la localité.

Nous rappelons que c’est, Mgr Jean Marie Compaoré, Archevêque de Ouagadougou et le Secrétaire général du Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, Omar Millogo, qui avaient patronné la cérémonie de l’inauguration de ce centre.

 


 
 
 
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