Mgr Anatole MILANDOU Archévèque de Brazzaville
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LA MÉMOIRE BIAYENDA


 
 
 
 

La Mémoire N° 187

 

18 novembre 1946 - 18 novembre 2016

 

Bon anniversaire Mgr Anatole Milandou,
Archevêque de Brazzaville

 

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Paroles prophétiques du Cardinal Émile Biayenda

« A TOUS LES NIVEAUX DE LA SOCIÉTÉ, PRIVILÉGIER LE DIALOGUE »

 

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Les 17 nouveaux Cardinaux

 

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Préparatifs des 40 ans de la mort du Cardinal Émile BIAYENDA

Contributions des paroisses et mouvements d’apostolat diocésains

 

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Éditorial

Écoutez ce sang crier du sol vers Dieu

Pourtant vous le savez bien : Yahvé n’est jamais sourd au cri du sang des innocents ; surtout quand il est versé par ceux-là même qui devraient en être protecteurs. Pourquoi restez-vous donc sourds au cri du sang ? Versé sur l’herbe des champs et des monts, dans les forêts obscures sur le sol humide des prisons, dans la poussière des rues et le sable du calvaire, ce sang-là qui arrose la terre-mère des cimetières ou qui se fait sève des croix du calvaire, ce sang dis-je, est vivant, puissent, toujours rouge et frais, il est divin ! Il crie sans relâche du sol vers Dieu ; et Yahvé n’est pas sourd. Caïn qui vient de tuer son frère Abel est rattrapé par Dieu qui lui dit : « Qu’as-tu fait ? Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol » Gn 4,10).

C’est aussi le sang de Nabot, conduit hors de la ville et tué par lapidation sur ordre du roi Achab et de sa femme Jézabel (1Rois 21,13). Un litige sur un petit champ de vigne ! C’est le sang de Urie le Hittite que le roi David fit massacrer, hors du rempart de la ville de Tébec (2 Samuel 11,15-17). Le roi avait mis la main sur Bethsabée, femme de Urie ! C’est le sang de Jean-Baptiste décapité en prison, par ordre de Hérode sur la demande de sa femme Hérodiade (Mc 6,27-29). Une haine contre la vérité ! Etienne, le diacre a été tué par lapidation, hors de Jérusalem (Ac 7,57-58). Rempli de grâce et de puissance, il avait confondu le Sanhédrin sur la résurrection de Jésus ! Le sang de ces innocents a crié du sol vers Dieu.

Biayenda, le Cardinal Émile du Congo fut enlevé en hâte, « porté hors de Brazzaville en hâte, immolé au crépuscule en hâte ». Son corps bien noir a versé son sang rouge et cardinalice ; d’abord sur l’herbe d’un mont par delà la Djiri, ensuite dans la terre-mère d’une tombe à Itatolo (Mardi 22 mars 1977). Témoin de la Foi et de la Vérité, il était tout un symbole asphyxiant pour plus d’un homme politique et tribalisé… Dieu merci, son sang a crié et crie encore la Paix et l’Unité de tous. Sang de l’agneau de Pâque immolé au crépuscule pour la sortie d’Égypte et la libération des fils d’Israël avec Moïse (Ex 12,6-7). Précieux et divin sang de Jésus-Christ, crucifié hors de Jérusalem, par ordre des autorités religieuses juives et de Ponce Pilate, procurateur romain (Jn 19,17-18). Jésus, le verbe de Dieu fait chair, mort et ressuscité, Pâques éternelle pour ceux qui croient en lui ! Le sang des innocents crie toujours du sol vers Dieu. Yahvé, notre Dieu n’est pas sourd ; pas du tout. Vous aussi, écoutez ce sang qui crie, purifiez-vous, convertissez-vous !

Abbé Albert NKOUMBOU

 



 

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